Red Star Er Guo Tuo, souvent appelé vodka chinoise, est un type de baijiu élaboré à partir de sorgho et distillé trois fois, l’un des plus populaires au monde
Le Red Star Er Guo Tuo, plus connu sous le nom de vodka chinoise, titre 56 % d’alcool et fait partie des alcools les plus exotiques qui existent. Également appelé alcool blanc chinois ou vodka de Chine, c’est un type de baijiu élaboré à partir de sorgho. Red Star en est la marque la plus connue. Il existe en plusieurs degrés, dont le 112 Proof, avec 56 % d’alcool par volume. Son nom de « seconde distillation » renvoie à son niveau de pureté, avec une production qui demande six mois.
« En chinois, baijiu signifie littéralement “alcool blanc”, même si le terme désigne plutôt un alcool transparent : celui qui provient d’un distillat, et non d’un produit fermenté. Cette appellation regroupe plusieurs types d’eaux-de-vie élaborées à partir de céréales, principalement le riz et le sorgho, mais aussi le millet ou le soja selon les différentes zones de production ».
Cette vodka est l’une des plus populaires au monde. Elle se montre étonnamment douce en bouche et s’accorde à merveille avec toutes sortes de saveurs. Bien entendu, elle peut aussi se boire seule, avec quelques glaçons.
Il se pourrait que la nouvelle Chinatown régionale finisse par faire évoluer la formule de ses rhums traditionnels pour l’adapter à ce nouveau palais façon « Red Star ». Ne soyons pas surpris de la voir, dans quelques mois, dans les rues de Cúcuta ou d’Uribia comme le nouveau spiritueux national.
Les marques les plus célèbres sont Red Star et Niulanshan, toutes deux originaires de Pékin. Il est proposé en plusieurs degrés, la moyenne se situant autour de 50 % d’alcool par volume, soit 100 degrés.
Notes de dégustation
Red Star est le baijiu d’entrée de gamme par excellence, et c’est un goût qui s’apprivoise. C’est le Budweiser du baijiu : bon marché, partout, mais d’une qualité incroyablement fiable. Le goût est puissant, même s’il appartient à la catégorie des « arômes légers », et il se montre assez astringent.
La cuisson à la vapeur est nécessaire pour nettoyer les ingrédients, car les grains sont généralement prélevés directement au sol.
Il n’est pas trop doux et présente aussi une touche chimique. C’est brut, à vif, et l’odeur d’alcool synthétique vous annonce immédiatement : ceci est un poison. Mais buvez-en un peu et vous comprendrez : un poison au caractère constant et étonnamment délicieux.
Fait curieux : Red Star a obtenu la première licence commerciale de la République populaire de Chine. C’est dire l’importance du baijiu.
- Couleur : jaune pâle et délavé, peu séduisant, comme une candidature du Polo à la mairie de Bogotá.
- Nez : il démarre sur une forte note d’algues et de sel marin, avec des accents de riz cuit et d’aloe vera. Cela m’a rappelé le cabinet de Regina 11 ou le bureau d’Angelino Garzón.
- Bouche : âpre et brûlante comme les commentaires de José Obdulio, puis laisse place à une sensation marine festive, avec une finale mystérieuse de feuille d’aloe vera, très Indio Amazónico.
Ingrédients : sorgho, walnuts, longans, jujubes, ginseng et sucre. Cela peut vous intéresser :
